Port Lay, un site à vocation touristique large.

La simple évocation d’un des plus petits port de Bretagne, encore en activité par la petite pêche et niché de surcroît sur une île, déclenche le rêve avant même d’avoir vu la moindre image.

Aimant touristique indéniable, tant par la beauté du site, son histoire, que par ses possibilités d’accueil, Port Lay mérite de devenir un exemple de tourisme large et novateur, non pas seulement réfléchi en termes d’hébergement mais également en termes de mélange d’activités et de population.

Si les activités nautiques viennent légitiment en priorité à l’esprit, il ne faut pas oublier que l’exiguïté du lieu et sa fréquentation déjà très large par les riverains, ne permet pas un développement beaucoup plus important.

En revanche, la géographie des lieux favoriserait un tourisme culturel au sens large du terme pour un public de plus en plus lassé par le bronzage passif.

L’exemple depuis 2 ans de l’engouement pour Port Lay de touristes venu de la France entière suivre le Festival du Film Insulaire qui a ressuscité le site abandonné par Jeunesse et Marine, laisse présager de la fréquentation potentielle des lieux, si d’éphémères, les activités devenaient variées et régulières, et qu’un hébergement adapté soit possible.

En outre, la spécificité insulaire de Groix, vecteur d’attirance maintes fois vérifiée, permettrait de favoriser un tourisme d’affaire à la recherche de tranquillité, de ressourcement et de découvertes dans un contexte environnemental protégé.

Lieu idéal de séminaires ou conférences, Port Lay, grâce à son appartenance au pôle image de Lorient, peut bénéficier de toute l’infrastructure technologique requise pour des conventions nationales, voire internationales.

La garantie de possibilité d’utilisation des nouvelles technologies, à la pointe de l’innovation, pôle de compétitivité de Cap Lorient, sera un élément déterminant du choix de Port Lay hors saison par de grandes entreprises comme centre de conférences ou séminaires.

La proposition au grand public pendant la saison touristique de stages d’initiation à la photo, à la peinture, au son ou à la vidéo à côté de leur résidence, ancrerait encore plus profondément ce site dans l’idée originale d’une structure tournée résolument vers l’image, travail largement avancé par la présence du Festival International du Film Insulaire dans un des locaux.

Fort de sa spécificité de recherche et diffusion de films sur les îles du monde entier et en route pour sa 7éme édition, le Festival, partie intégrante du pôle image et de film en Bretagne, désormais reconnue comme festival majeur pour la région, propose dans ses locaux de Port Lay, une « Maison des îles ».

Autre volet d’un tourisme adapté, cette « maison des îles », unique au monde, serait une résidence d’artistes, en fonctionnement permanent et dédiée aux réalisateurs insulaires, dans une optique volontairement nord-sud.

L’équipement de 2 salles de montages fait déjà, du reste, l’objet de demandes de résidence à concrétiser.

Cette maison des îles sera également un centre de ressources audiovisuelles avec une médiathèque spécialisée dans la production de documentaires sur les îles du Monde.

Ce stock, répertoriant déjà plus d’un millier de titres devra pouvoir être consulté par Internet, ainsi que visionné par le public de passage ou les touristes en résidence. Une confortable salle de projection de 99 places est déjà existante.

Cette activité annexe d’artistes en résidence, relayée par la presse, sera un retour d’image et de prestige, par l’image, pour Cap Lorient, qui inaugurerait ainsi sa première résidence dédiée à la culture dans un lieu en même temps touristique.

Autre infrastructure existante à valoriser, le Bonobo Bar, bar éphémère du Festival, qui géré d’une manière associative avec des ouvertures régulières, donnerait une convivialité évidente et un lieu de rencontre entre illiens et touristes, moyen de favoriser les contacts et éviter un ghetto touristique déserté par les insulaires eux même, phénomène qui existait à l’époque de l’école de voile et qui désormais n’a plus lieu d’être.

Enfin, l’usine, véritable patrimoine de Groix puisque sa dernière conserverie, est devenue la plus grande salle de spectacle de l’île. Pour l’instant 400 personnes sont autorisées et quelques aménagements permettraient de doubler la fréquentation.

Dores et déjà une partie de cette usine a été aménagée en salle de répétition de musique, elle est quotidiennement utilisée par les jeunes de Groix qui y trouvent pour la première fois un lieu insonorisé et isolé.

Un studio d’enregistrement est à l’étude, des conditions de silence et de confort telles attireraient inéluctablement des groupes de musiciens pour la production de CD.

Outre la musique, la grande surface et le potentiel tout à fait modulable de la conserverie, laisse imaginer un lieu d’exposition artistique dans tous les domaines.

Pourquoi ne pas penser à une exposition, qui par des objets spécifiques de chacune des 19 communes de Cap Lorient retracerait l’identité régionale allant bien au delà d’un regroupement administratif et la participation des écoles élargirait encore l’image communautaire du lieu.

Un nombre croissant en toute saison des randonneurs passant par Port Lay en suivant le chemin côtier est souvent déçu de n’avoir que le paysage à admirer, une halte culturelle serait certainement bien reçue.

Un tel développement de Port Lay générerait quelques emplois, un aspect non négligeable pour l’économie locale.

*présenté par l’équipage du FIFIG,
(à l’époque où Jean-Luc Blain se faisait encore des illusions sur l’implication de "son ami de 20 ans" ?)