Au moment où se prépare le baptême du Breizh-Nevez, nouveau roulier du Conseil Régional destiné à la desserte de l’Île de Groix, les marins de la Compagnie Océane tiennent à rappeler leur totale détermination à obtenir un effectif de 8 hommes toute l’année sur ce navire.

Cette revendication est inspirée par l’unique volonté d’avoir la certitude de pouvoir assurer, en toutes circonstances, le transport des passagers dans des conditions de sécurité satisfaisantes. Notre demande porte sur un poste de marin pendant 6 mois de l’année.
La Direction ne fait pas mystère du choix purement économique qui motive sa décision au point que c’en est presque indécent aux yeux de nombreux acteurs du monde maritime.
La Compagnie Océane propose de réduire à 7 le nombre de marins embarqués l’hiver, faisant ainsi, une fois de plus, la démonstration du peu de considération qu’elle a pour les insulaires. Nous pensons, entre autres, aux traversées des lycéens où l’affluence est, en tous points, comparable à celle des jours d’été.
Il est, tout simplement, impossible d’assurer l’évacuation des passagers dans des conditions correctes avec 7 hommes d’équipage. Nous le répétons depuis des mois à notre Direction qui a pris, de façon autoritaire et sans la moindre concertation, l’initiative de « corriger » les rôles de sécurité établis par les commandants. Il faut noter, au passage, que l’évacuation des Personnes à Mobilité Réduite est totalement oubliée par la Compagnie Océane.
Avant de se lancer dans un grève pénalisante pour les insulaires, les marins souhaitent donner une dernière chance à la concertation. A cet effet, ils demandent qu’une réunion soit organisée en présence de la Direction Mer et littoral, d’élus de la région, de la Direction de la Compagnie, des Commandants concernés et des Syndicats. La Direction pourra alors exposer les motifs purement économiques de ses choix. Les marins feront sans peine la démonstration du sérieux de leur demande et les autorités pourront alors prendre une décision responsable et véritablement éclairée.