pourtant on prêche bien dans un désert.

Autour de nous, nous voyons tomber des pans entiers de notre monde, comme des icebergs tombant d’un glacier. La crise économique est aussi inéluctable que le réchauffement climatique, nous dit-on. Elle commence à toucher notre quotidien.

Cette crise impacte d’abord les choses jugées les moins importantes comme la culture, puis s’étend en contaminant les domaines contigus, réduisant à la portion congrue les libertés, au mépris de la dignité humaine. Ce phénomène rendu possible par une pression constante de certains media sur le peuple, nous pousse à accepter l’inacceptable. Cette servitude volontaire fait que nous abdiquons plus ou moins inconsciemment de notre devoir d’indignation au grand profit des politiques et autres intérêts privés…

Et pourtant nous sommes en guerre...

Alors quand je vois un article comme celui du 13, je me dis que notre maire n’est plus un doux rêveur qui plane un peu comme le veut la tradition des intellectuels romantiques dits « de gauche mais pas trop », mais il frôle le vol spatial, papillonnant d’étoile en étoile.

«Je voulais exercer une médecine générale, totale et proche des gens» nous dit-il.
Le peuple de Groix, accroché à sa croix, implore alors : " pourquoi m’as-tu abandonné" ? »- Marc XV, 34.

Nous avons espéré, puis malgré beaucoup d’erreurs, nous avons pardonné, pour à nouveau constater que les choix effectués reflètent plus une méconnaissance de nos réalités quotidiennes qu’une volonté de servir l’intérêt de tous.

Ce n’est pas faute de vous avoir prévenu, mais vous n’écoutiez plus que les flatteurs, méprisant tous ceux qui ne succombent pas à votre charisme, par un diagnostic de pathologie psychiatrique. Il est difficile, voire impossible de s’autoanalyser alors, cherchez donc des critères externes et objectifs.

Mais par pitié arrêtez par exemple, de nous installer des bornes automatiques limitant l’entrée du bourg pour quelques semaines. Le fiasco de la video-surveillance du port n’a t-il pas suffi ?

Alors certes, Groix n’est pas un désert médical, mais l’ambiance sur l’île, issue de choix faits sans concertation, dessert tout le monde.

Cette vieille dame alitée qu’est Groix ne demandait pas grand chose, ce n’est pas une "grande dame". Elle demandait juste un peu d’écoute de son médecin...

Le Roseau Penseur