Quand la fougère fauve prend d’assaut le vallon,
Que sur cinq lignes noires, les hirondelles se posent,
Comme notes de musique, sur une folle partition.
Alors, l’été s’enfuit, et se fanent les roses…

Quand du bosquet trapu, le murmure des chiens,
Disperse le gibier, offert à profusion.
L’automne flamboyant, laisse Groix aux îliens,
Fait de mille couleurs, une franche explosion…

La brise se fait plus douce, les parfums plus sucrés,
La course du soleil, plus rapide et discrète,
S’achèvera derrière les falaises marbrées,
Illuminant encor’ leurs tout’ dernières crêtes.

Les volets se referment, les maisons par centaines,
Revivent leur passé, comme si de longues nuits,
Réveillaient les vieux songes, d’une époque lointaine.
Groix doucement somnole, les vacanciers partis…

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(merci à l’auteur)